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| Posté le : 14/06/2008 à 18:56 (Lu 2456 fois) | | | Commentaire : La défaite des pères!
Durant presque ces deux dernières décennies, j’ai épaulé, soutenu et conseillé des milliers de parents en difficulté conjugale, dont le sort était réglé par une des branches de l’actuel arsenal judiciaire: la « justice matrimoniale », qui devint ensuite « justice familiale ».
Je souligne que c’est grâce à cette saisine que je fus amené à rencontrer ces milliers de pères de jeunes enfants, et ces quelques mères de grands enfants et d’adolescents.
La souffrance de ces gens m’a choqué, autant par son intensité que par sa constance. Elle m’a choqué en tant que médecin, médecin social et préventif, et en tant qu’homme.
La profondeur de cette souffrance psychologique était parfois insondable. J’ai eu des appels téléphoniques par dizaines de milliers, parfois nocturnes. De véritables appels au secours, des tragiques signaux de détresse humaine dans la belle nuit française.
Pourtant, la justice civile est d’une qualité irréprochable. Quelques faits indéniables en attestent.
Aucun des très nombreux anciens avocats et juges ayant souhaité embrasser une carrière d’élu(e) ne mentionne le plus petit dysfonctionnement dans la machine judiciaire civile, qu’ils connaissent pourtant bien.
Les nombreux magistrats avec lesquels j’ai eu l’occasion de m’entretenir sur le sujet ont toujours insisté sur leur inébranlable respect des Droits de l’Homme et sur celui des Conventions ratifiées. Si l’une d’entre elles me déclara que « je voulais lui retirer le pain de la bouche », c’est à n’en pas douter que la destinée de ses collègues lui importe, et j’ai aussitôt porté à son crédit cet intérêt, voire cet amour au bénéfice des autres, qui plus est quand on sait les innombrables difficultés qui émaillent le quotidien de ces serviteurs des libertés publiques et privées.
On sait mieux, grâce à des pionniers psychiatriques serviteurs de l’art d’Hippocrate ce que sont les symptômes du harcèlement (hélas autant professionnel que sexuel) , de la psychose bipolaire –touchant d’ailleurs souvent, à travers leur historique, les mêmes sujets que ceux que j’ai examinés- , de la complophobie ou de la hideuse homophobie.
Sans aucune exception, les personnes malades qui sont venues une fois, cent fois, mille fois, à mon domicile (soit au siège d’une association que je préside et qui cherche à épauler des parents en difficulté conjugale) révélaient constamment à mes yeux de médecin les divers symptômes de leur pathologie, que je pouvais commencer d’appréhender, grâce à leur prise en charge judiciaire, qui constituait bel et bien le révélateur de leur tare, le détonateur de l’expression pathologique de leur déficience.
Et dans cet échantillon représentatif, sans aucune exception, les milliers de malades apparemment masculins (car je n’ai pas effectué d’examen somatique, en l’occurrence d’observation visuelle ni de palpation qui me permette d’être absolument certain de mes dires) étaient pères de famille, plus précisément pères d’un ou de plusieurs jeunes enfants.
Alors que sans exception les quelques malades féminines (même remarque quant au défaut de confirmation clinique) étaient mères de famille d’adolescent(s).
Si Goebbels, qui condamna les juifs parce qu’ils ne comprenaient même pas pourquoi il fallait les réprimer, avait connu Lacan, qui expliqua tout sans comprendre quoi que ce soit, nul doute que le génie conjugué, potentialisé, de ces deux psy aurait permis de prédire pourquoi un jour se révèlerait l’expression de cette tare liée à l’Y qu’est la judiciarophobie.
Il n’empêche que l’ensemble de ces sujets judiciarophobes avaient d’après leurs dires, des parents sains. Faut-il envisager que la dégradation chromosomique constatée soit due à la pollution atmosphérique ambiante ?
Extraits choisis de LA JUDICIAROPHOBIE avec l'aimable autorisation de
Copyright: Pascal Dazin,
Médecin du travail
Président de l’Alphabet du Respect des Enfants
11/06/2008 - France
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Edité le 14/06/2008 à 18:57 par Webmaster
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